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Un pas vers la journée de travail de 24 heures?
14.03.2013 11:42 ( 1086 x gelesen )

Un pas vers la journée de travail de 24 heures?Initiative Lüscher

Un pas vers la journée de travail de 24 heures?

Le référendum contre l'initiative parlementaire Lüscher o abouti, un mois avant la fin du délai. Cette initiative vise la libéralisation totale des horaires dans les shops des stations-service. C'est le début d'une nouvelle offensive patronale, soigneusement articulée.


Cette initiative peut avoir l'air d'une question secondaire. Si 10 l'on s'en tient à son contenu officiel, elle vise à mener à terme le processus de libéralisation des shops situés dans les stations-service des autoroutes et des grands axes routiers. Aujourd'hui, le personnel qui vend du carburant et du café ne peut pas faire de même pour d'autres articles entre 1 h et 5 h. L'initiative Lüscher permettrait la vente d'articles dans les shops 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et cela pour tous les shops appartenant à des stations-service «sises sur des routes fortement fréquentées». Mais si l'initiative Lüscher est dangereuse, c'est aussi et surtout parce qu'elle est un élément d'une offensive d'ensemble menée par le patronat, une offensive dont l'aboutissement aurait des lourdes conséquences pour un nombre important de travailleurs.

Une initiative et cieux motions font...

En effet, l'initiative Lüscher est accompagnée par deux motions parlementaires. Celle en discussion ces jours déposée par Filippo Lombardi, président du Conseil des Etats (PDC) et celle présentée par Fabio Abate, conseiller aux Etats (PLR). La première demande qu'au niveau national, les horaires d'ouverture des magasins soient fixés «au moins» entre 6 h et 20 h la semaine et entre 6 h et 19 h le samedi. La deuxième vise à modifier l'article 25 de l'Ordonnance 2 de la Loi sur le travail. C'est l'article qui permet exclusivement aux commerces insérés dans des «régions touristiques spécifiques », «pendant la saison touristique » et seulement pour la vente de produits concernant les «besoins spécifiques » des touristes, d'employer du personnel le dimanche. La motion Abate introduit le principe selon lequel le «shopping» serait une activité touristique en soi et donc que les centres commerciaux visités par des touristes pourraient occuper du personnel égade vente les dimanches.

... une offensive cordonnée

La stratégie est évidente. Par vagues successives mais rapprochées, il s'agit d'éroder les quelques limites au pouvoir d'exploitation des patrons qui subsistent encore dans la Loi sur le Travail (LT), en généralisant le travail de nuit et le travail du dimanche, en visant la libéralisation complète des horaires de travail, avec une force de travail disponible 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Pour le moment, les patrons s'attaquent au secteur du commerce de détail, notamment les shops des stations-service, un secteur dont l'importance économique est relative mais qui va être utilisé comme tête de pont pour généraliser ensuite la libéralisation à tout le secteur. On voit déjà venir la prochaine étape: les shops jouissent d'une position concurrentielle par rapport aux autres magasins, c'est pourquoi il faut corriger cette distorsion en donnant à tous les acteurs les mêmes armes, c'est-à-dire en faisant tomber tout interdiction du travail de nuit et du dimanche. Les sujets intéressés qui se cachent derrière ces initiatives et motions donnent la mesure de l'enjeu sur table.

Un marché intéressant

Le marché des stations-service se caractérise par un double mouvement. Alors que le nombre de stations-service est en forte diminution depuis 1986 (environ 4350 unités en 1986 contre 3594 en janvier 2012, soit-17,4%), les stations-services avec shops sont en forte croissance (environ 1070 en 1996 contre 1348 en janvier 2012, soit + 26%). Sur les 5,1 milliards de francs réalisés en 2011 par les stations-service, le 71% a été obtenu dans les stations disposant de shops. De plus, l'Union pétrolière, l'association faitière suisse, constatait que «les ventes de carburants sont nettement plus élevées aux points de ravitaillement avec de plus grand shops qu'à ceux avec des shops plus petits» (Rapport annuel 2011). Dans la dynamique générale décrite ci-dessus, les grands shops (supérieurs à 50 m2) vont connaître une croissance importante au cours des prochaines années. La bataille se concentrera autour de ce créneau. Au début 2012, sur 1348 stations-service avec shops, ceux ayant une surface supérieure à 50 m2 étaient au nombre de 1060, ce qui représente 79%, et dégageaient 3,1 milliards de francs, soit le 60% du total.

Le marché des stations-service avec shops est en train de devenir une affaire contrôlée par les deux géants du commerce de détail helvétique: Coop et Migros, avec également, dans un second rôle, Valora. Coop est déjà le principal gérant direct, par Coop Mineraloel AG (qu'elle contrôle à 51%), de stations-service ayant un shop d'une surface supérieure à 50m2: au début 2012 elle en possédaient 185. Globalement, Coop Mineraloel AG exploite 196 Coop Pronto (les shops) avec station-service, 57 Coop Pronto sans station-service (shop dans les gares CFF, notamment). Par contre, Migros est en train de s'affirmer comme le plus important propriétaire de shops situés dans des stations-service. Par sa société Migrolino, elle gère les shops dans 150 stations-service de Migrol, dont 112 shops plus grands que 50 m2. De plus, Migrolino a passé des accords avec les stations-service de Shell et Socar (ex-Esso Suisse), en ouvrant 55 shops auprès du premier et 54 auprès du deuxième. Une collaboration destinée à se renforcer. Enfin, Valora gère les 123 shops situés dans les stations-service du groupe Tamoil.

L'initiative Lüscher sert donc, d'abord, à augmenter la rentabilité des investissements réalisés dans le secteur des magasins associés aux stations-service. Travailler 24 heures au lieu de 20 permet d'élever le chiffre d'affaires. Cependant, l'objectif général est celui de renforcer la conquête par ces grands groupes de nouvelles parts de marché dans le commerce de détail, au détriment des petits magasins. Et pas seulement au moyen des shops. En effet, ces derniers doivent servir à préparer l'élargissement de la libéralisation des horaires dans le secteur du commerce de détail. Une libéralisation économiquement peu rentable pour les petits et moyens magasins mais très utile aux grands groupes pour éliminer ces concurrents et concentrer davantage le marché du commerce au détail.

Matteo Poretti
Photo www.coop.ch

L'Anticapitaliste 1002 Lausanne, 14 mars 2013
Quelle: Argus der Presse


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